Expozitie Cynthia Pedrosa la 1001 Arte

Născută în 1976, Cynthia Pedrosa trăieste si creează la Paris. Își începe cariera lucrând mult dupa model, focalizându-se pe volumele figurii umane. Timp de 15 ani își desăvârșește tehnici ale picturii în ulei sub îndrumarea artistului Philippe Bossard. Face parte din colectivul 59 Rivoli, unde se află și atelierul său.


Prima ei expoziție la București reunește lucrări de mari dimensiuni având ca subiect grupuri de personaje ce par închise în contemplări interioare, refuzând orice deschidere către celălalt, într-un joc compozițional al prezenței în spațiu și absenței sufletești ce oglindește stări de fapt binecunoscute celulelor de bază și altor structuri ce formează societățile umane.
(Foto: Dan Samoilă)

FR:

“Toni Morrisson disait que « se focaliser sur les personnages et leurs intérieurs, c’est comme mettre le pouvoir dans les mains de la personne plutôt qu’à son maître. Et les aimer sans pour autant les approuver, mais les aimer pour leur rendre justice ». Cette pensée est fidèle à mon travail autour de l individu dans un collectif le rapport à l autre et à la société. Les rapports de pouvoirs y sont inhérents, ils réglementent et orientent les chemins de vie des êtres humains.

Dans cette série autour de la table les individus ne se regardent pas comme figés dans un espace, dans un temps propre à eux mais partageant un repas commun.
A partir de scènes de la vie quotidienne, je deconstruit nos rapports à l humain et aux pouvoirs. Comment nous avons besoin du collectif pour s emanciper et à quelle moment on a besoin de s en défaire pour trouver son individualité. Le groupe, la collectivité n est pas chose aisée, c est un defi à travailler des le plus jeune âge, nous y aprenons les enjeux de pouvoirs, les privilèges, le soutien, l amitié, la fourberie, la manipulation…en résumé la relation à autrui.
Volontairement mes personnages sont vidés de joie, un sentiment pathétique flotte, ils refletent les freins liés à leurs épanouissement et ce qu il fait qu ils ne sont plus en capacité de relationner de voir l autre. Ils sont centrés sur leurs êtres, différenciés les uns des autres mais partageant un lieu commun. la
conscience vécue de notre difficulté à être, à faire coïncider notre
existence avec notre essence. bien une
solitude intérieure dont il s’agit, à savoir d’un exil par
rapport à soi, un sentiment de manque et d’absence, une âme
dépossédée de son être.
Il m a toujours semblé que la joie ne raconte pas l être. La tristesse est une sorte d’état en suspens qui s’empare de nous et qui aiguillonne à la fois notre sens critique et notre capacité d’analyse. Nous plongeons alors dans nos ressources profondes, celles qui nous permettent un nouveau regard sur nos problèmes.
Ce sont des moments où aucun enthousiasme ne se présente, où nous devenons des vagabonds de notre routine et des apatrides de nos espoirs. Cependant, de nos jours, nous sommes presque « obligés » de l’ignorer et d’agir comme si tout allait bien, de remporter le prix de la meilleure performance de l’année.. . ce qui montre que nous sommes immunisés contre la déception, la frustration et le découragement.En tout cas, personne ne peut garder longtemps cette armure. Affrontons une fois pour toutes les faux mythes qui s’y rapportent, car cette émotion nous est inhérente en tant qu’êtres humains.

On dit souvent que cette émotion est la forme de sensibilité la plus raffinée de l’être humain. Derrière chaque personne qui s’identifie et fait face à la tristesse se cache un véritable héros. Chacun de mes personnages ouvre à un univers singulier et merveilleux
C’est lorsqu’on enlève les couches de l’apparat que nous pouvons être en capacité d«Être » et de voir l’ »Autre ». Enlever les couches de l apparat c est se soustraire aux injonctions qui modèle les individus et qui les assujetties à des places bien definies par les règles de la société. Ainsi mes personnages ne cache pas ils sont essences de leurs êtres.
Ici je notifie bien la distinction entre la notion d individualité
à contrario avec l individualisme.

Puisque l’État peut être géré par une minorité ayant vocation à servir ses seuls intérêts et privilèges, qu’il n’est que le relais de règles destinées à contenir le développement réel de l’humain. L’individu autonome est alors un risque pour les pouvoirs parce qu’il ne souscrit pas aux schémas imposés. D où la complexité du vivre ensemble. Dans cette idée l’individu est un être de péchés ». Ce qui conduit à une uniformité de comportements et promeut l’obéissance et la soumission et donc à une uniformité.
On peut dire que l’individualité, c’est la conscience de l’individu d’être ce qu’il est, et de vivre cette différence. C’est un aspect inhérent à tout être humain et un facteur de développement. L’État et les institutions sociales se font et se défont, tandis que l’individualité demeure et persiste. L’essence même de l’individualité, c’est l’expression, le sens de la dignité et de l’indépendance, voilà son terrain de prédilection. L’individualité, ce n’est pas cet ensemble de réflexes impersonnels et machinaux que l’État considère comme un « individu ». L’individu n’est pas seulement le résultat de l’hérédité et de l’environnement, de la cause et de l’effet. C’est cela, mais aussi beaucoup plus.

L’individualité ainsi décrite n’a rien de commun avec les diverses conceptions de l’individualisme, qui n’est qu’une tentative déguisée de contraindre et de vaincre l’individu dans sa singularité. Ce soi-disant individualisme, que suggère les formules comme « libre entreprise », autoentrepreneur, arrivisme et société libérale, c’est le laisser-faire économique et social ; l’exploitation des masses par les classes dominantes avec l’aide de la fourberie légale ; la dégradation spirituelle et l’endoctrinement systématique de l’esprit servile, processus connu sous le nom « d’éducation ». Cette forme d’ « individualisme » corrompu et vicié, véritable camisole de force de l’individualité, réduit la vie à une course dégradante aux biens matériels, au prestige social ; sa sagesse s’exprime en une phrase : « Chacun pour soi et maudit soit le dernier ».

Inévitablement, l’ « individualisme » débouche sur l’esclavage moderne, les distinctions sociales aberrantes et conduit des millions de gens à la soupe populaire. Cet « individualisme»-là, c’est celui des maîtres, tandis que le peuple est enrégimenté dans une caste d’esclaves pour servir une poignée de « surhommes » égocentriques. Tandis que la moindre aspiration, la moindre tentative de vie plus libre et plus digne seront immédiatement mises au compte d’un anti-etat intolérable et condamnées, toujours au nom de ce même individualisme.”
Cynthia

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Post Author: Cristian

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